Sunday, March 28, 2010

Performance Gertrud Riethmueller, Campus universitaire de Lucknow

 Dans le jardin du campus universitaire de Lucknow, de nombreux spectateurs s'"attroupent" autour de Gertrud.
Après 10 min, le "show" se poursuit sur la scène ouverte du campus.
Gertrud continue. Quelques étudiants restent autour d'elle, intrigués.  "What is this? What does she write? What is the subject?..." AUTO-DETERMINATION.  "What is the definition of this art, Madam?" "Performance-Art" "But all the time art is a performance..." Une discussion s'engage avec cet étudiant qui semble réellement intrigué, intéressé... Me revient à nouveau en mémoire quelques lignes “Lettres à Lucilius” de Sénèque lues il y a quelques semaines:
Démocrite a dit “Un seul homme est pour moi le public, et le public un seul homme.” J’approuve encore, quel qu’en soit l’auteur.

Merci à toi, Gertrud, pour cette performance.


www.gertrud-riethmueller.de

Sur le chemin AKI


Même Birkenstok ne  résiste pas à la "direction" chaotique d'AKI...
Je poursuis cependant le chemin, même pieds nus;), avec comme direction celle d'"Into Your arms".
Avec au coeur du projet quelques belles rencontres artistiques et humaines naissantes dont il s'agit de prendre soin.

Into your arms, Lucknow

A Lucknow, suite au travail à Ranchi, j'ai rejoint le groupe AKI.
A Lucknow, ne me demandez pas comment est la ville.
A Lucknow, mes bras épousaient l'état des bâtiments en ruine;).
J'ai légèrement baissé les bras, acceptant d'afficher "Into your arms" sur un "tableau" ( interdiction d'afficher sur les murs extérieurs) pour une présentation à la Lalit Kala Academy.

Saturday, March 20, 2010

Into your arms, Ranchi


Chaitali

Chaitali takes me into her arms, like one takes into arms a friend setted of for a too long time and who missed so much him.
Beyond the high wall and barbed wires, Chaitali looks at the sky where free birds are flying.
From Mahela Kash, she can't ear the echo of the sound. The echo of the sound of the heavy door of the prison of Ranchi.

In three years, Chaitali will border the wall of the male prison where her husband resides.
In three years, Chaitali will rejoin the entrance of the prison.
In three years, after more than 13 years, Chaitali will take her children into her arms. 
                                                                                     
                                                                                  Into your arms, Ranchi

Into your arms, prison de Ranchi II

Dimanche 14 mars: retour sur Ranchi.
Lundi 15 mars: Tentatives d'écriture. Je réveille Jumjunu à Bruxelles tôt le matin pour me remémorer le poème "Liberté" d'Eluard.
Des heures à chercher une photocopieuse potable... Attente de la réponse du directeur de la prison, après avoir envoyé il y a deux semaines par mail et par lettre quelques documents sur mon projet et la demande de retourner à la prison.
Au soir, Dinesh (qui nous avait amené à la prison deux semaines auparavant) a des nouvelles: Le délai est trop court pour obtenir une autorisation des hautes autorités. Le directeur accepte cependant d'organiser une visite. Mais celle-ci sera courte. 15 minutes. Je passe la soirée et une partie de la nuit à mettre en ordre photos et documents.
Mardi 16 mars: Je prépare une série de panneaux avec textes et photos résumant "Into your arms" à la prison de Ranchi.


Vers 12h30, tout est prêt. Aopala ( qui décide de faire l'école buissonière pour m'accompagner) et Dinesh (qui quitte son travail également) me rejoignent pour la visite. Dans la voiture nous menant à la prison, Dinesh me fait le plaisir de pouvoir écouter Nusfrat Fati Ali Khan. A l'arrivée, fouille. J'obtiens de garder mon appareil photo mais pas l'ordinateur ni le gsm évidemment. Jamais je n'oublierai le son de la lourde porte de métal bleue trouée pour le gardien lorsqu'elle s'ouvre.
Sur le bureau du superintendant Bipin Kuma Sinha, Dinesh, sans un mot, dépose un cd des photos de Ondi, les photos couleur que j'ai imprimé pour les prisonnières et les panneaux d'"Into your arms, Ranchi".
Derrière son costume de gros coton kaki, le visage du superintendant se détend et apparaît dans son regard quelque sourire ému?

Aopla et moi quittons les bureaux, traversons la cour qui longe la section des hommes, arrivons dans la section femmes qui nous attendent tandis qu'elles sont en visite médicale, si j'arrive à suivre correctement la situation.

Nous avons 15 minutes. Aopala prend note des noms des femmes photographiées lors de la précédente visite. Je tente de prendre quelques photos au milieu des femmes qui demandent à voir les petits albums photo. J'explique à Chaitali (qui parle anglais mieux que moi;)) le travail réalisé. Chaitali se chargera d'exposer les panneaux dans la salle de jour. Nous échangeons à nouveau les adresses. Chaitali s'engage à écrire pour celles qui voudraient correspondre. Nous avons déjà passé le temps obtenu pour la visite.



Avant de quitter les lieux, j'explique aux femmes que je tenterai de développe un projet, que cela demande du temps et des moyens, que je ne promets donc rien, mais que je ferai ce qui est en mon pouvoir pour.
Avant de nous séparer, Chaitali me prend à nouveau dans ses bras. Difficile de ne pas cacher nos émotions.
De retour dans les bureaux, j'explique à l'intendant ce que nous pourrions tenter de développer. Birsa semble partant pour nous soutenir. A suivre dans quelques mois?

Saturday, March 13, 2010

On the road, Patna-Ranchi

Sur le chemin de retour Patna-Ranchi, un petit détour par Bodhgaya....


 "Non je ne mets point le sage à part des autres hommes; je ne le rêve pas inaccessible à la douleur, comme le serait un roc étranger à toute sensation. Je me souviens qu'il a été formé de deux substances: l'une privée de raison, ressent les morsures, les flammes, la souffrance; l'autre, en tant que raisonnable, est inébranlable dans ses convictions, intrépide, indomptée. En elle habite le souverain bien: tant qu'il n'a pas toute sa plénitude, l'âme s'agite incertaine; quand il est parfait, l'immuable stabilité est conquise. " Lettres à Lucilius, Sénèque

Friday, March 12, 2010

Bye Bye Patna

"(...) Je vous écris du jardin d'un collège de Patna, assise entre deux chèvres enchaînées et un bouddha méditant. Au loin, les oiseaux semblent jouer à vol plané et les écureuils à cache cache qui c'est qui me trouvera le premier?
Chaque matin, lorsque je quitte le dortoir pour faire ma toilette, la première personne que je croise sur mon chemin dans le couloir du collège est une femme sans mains, semblant prier le ciel. Entre ses poignets un cordon rouge....
Comme si cette femme ne pouvait être mariée qu'à elle-même.

J'attends le matin où peut-être j'oserai me glisser entre ses bras (...)"
( Into Your Arms, lettre IV )

                                                                                                                  Photo: Gaupal Sarma

Le Gange, Patna

D'une rive...















                                                                                      à l'autre...


Into your arms, Patna

Sur le chemin qui conduit au temple en face de la gare de Patna, j'apprends la phrase: "Mujhe Gale laga lo?" (" Can you take me into your arms?").
Un peu intimidée,  à l'entrée du temple, par l'image de Rama enlaçant Hanuman,je tente de m'isoler des étudiants qui m'accompagnent..
Pas à pas je me dirige vers une vieille femme, un enfant, des étudiants, des hommes vendant les fleurs pour la puja,un couple de jeune mariés,... et ainsi nous montons jusqu'au dernier étage du temple où sont célébrés trois mariages...
Je reste étonnée des bras qui se sont ouverts ce matin là dans le temple...


Quelques jours plus tard,  j'emmène photos et textes pour les afficher dans la gare.
Le chef de gare reconnaît que le projet est intéressant mais il ne peut le permettre sans autorisation écrite des autorités supérieures. Avec Minni nous nous rendons donc à quelques mètres de l'entrée de la gare. Un endroit un peu "isolé"... en apparence...


En moins de 5 minutes, de nombreux indiens ( tous des hommes si je me souviens bien) débarquent pour demander de quoi il s'agit. Certains sont choqués de la photo avec l'enfant à Shantiniketan, pensent que je travaille pour une ong, pour unicef, ou que je fais cela pour de l'argent... Un étudiant demande quel message je veux faire passer,... Incapable de suivre la situation, j'essaie de me garder un petit espace pour terminer l'affichage.. Minni se charge de répondre aux questions. Je n'avais pas mesurer l'ampleur des malentendus possibles, des questions que cela susciterait... Et qui me permettent d'avancer...
Me reste par ailleurs l'image d'un vieil homme tentant de déchiffrer en anglais l'histoire du chauffeur de taxi à Kolkata.

Quelques heures plus tard, les traces d'Into your arms sont affichées, avec "les moyens du bord", sur les colonnes du collège où nous avons séjourné.
Autre lieu, autre moment, autre version d'un même projet.


Monday, March 8, 2010

Dimanche à Patna

Après avoir passé un dimanche "à la campagne": http://www.quilahouse.com/ aux bords du Gange,
revoici lundi et le travail recommence.
Ce 8 mars, journée internationale de la femme, bien que ce genre d'événements ne soit pas ma tasse de thé, je rends hommage à Priya, talentueuse photographe qui mériterait d'être accueillie chez nous:

Saturday, March 6, 2010

Seconde nuit à Patna

Tandis que les moustiques se penchent sur la carpette de Cendrillon, celle-ci n'arrive point à trouver le sommeil, inquiétée par des hurlements de chien dans le jardin du collège. Attirée par quelque chant ( dhrupad? ) au loin, Cendrillon se lève, et, du balcon, tente de percevoir d'où vient la musique. Attendant un semblable instant depuis plusieurs jours, elle descend pas à pas les escaliers. Ouvre la porte du palais, sort sur les marches... et réveille le gardien couché à l'entrée. " Peu de chances qu'on me laisse ainsi sortir  pour me rendre au concert" se dit-elle.

Ainsi donc, Cendrillon se contente de contempler son ombre sur l'herbe du jardin...

"De toute façon les moustiques m'auraient empêchée de bien écouter la musique" se dit-elle.

Thursday, March 4, 2010

Quelques artistes d'Art Karavan sous les couleurs d' HOLI

Manola K.Gayatri




















Priyadarshini John



Gaupal Sarma



Goutam Gosh: http://goutam-ghosh.blogspot.com/



Bhuvanesh Kumar: http://artkaravan.wordpress.com/category/bhuvanesh-kumar/




 Khitish Chandra Das & Jeeban: http://secondcreator.blog.com/



Katalin Lengyel: http://www.vimeo.com/7142619



 Maria Teresa Rueda: http://artkaravan.wordpress.com/category/marisa-rueda-and-cristina-chaplin-rueda/



Yola Garbers: http://artkaravan.wordpress.com/category/yola-garbers/


Ondi Mc Master



Inder Salim: http://indersalim.livejournal.com/

Souvenirs d'une nuit aux couleurs de la France






                                                                                                            Shirdi Sai Hospital, 27-02-10
                                                                                                             Photos: Manola K. Gayatri


On the road, Ranchi-Patna

Wednesday, March 3, 2010

Bye bye Ranchi

Bye Bye Ranchi

Bye bye Aopala
I'll come back soon
You can trust me





Into your arms- Prison de Ranchi

Une porte s'est ouverte dans la prison de Ranchi.
Mahela a écrit dans mon petit carnet: "I love you and always miss you"
J'ai écrit ce matin aux instances concernées pour retourner à la prison de Ranchi afin d'y développer into your arms et d'y afficher photos et textes.




Tandis que le train s'éloigne de Ranchi, le fil se tend, fragile, avec la crainte qu'il ne soit rompu.
Mais je garde l'espoir et ferai tout ce que je peux pour retrouver les bras de ces femmes.
.

Into your arms- Trees

Sur les marches de béton de l'ICM de Ranchi, je dépose boucles d'oreilles, bague et "alliances de pied". Les bijoux de mon mariage avec l'Inde.
Dans le sceau de métal ridé de chaux, verse de la teinture rouge.
Trempe mes mains dans le rouge. Embrasse les arbres un à un.
Souvenir des larmes de Marie-Madeleine.
Jusqu'à ce que les arbres griffent la peau de ma joue droite. La peau de l'abdomen.
Jusqu'à ce que le rouge circule au creux de l'écorce.

Sur la terre, à quelques mètres de là, brûle le feu en mémoire de la crémation de Holîka.